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Soutenance de thèse : Astrid Lhermite "Ethique des Soins aux Personnes Agées : Capacité à Consentir et Traitement Involontaire"

le 13 mai 2014
9h


Jury :
Valérie IGIER (Maître de Conférences, Université de Toulouse) : Examinateur
Maria Teresa MUNOZ SASTRE (Professeur, Université de Toulous) : Directeur de thèse
Bruno QUINTARD (Professeur, Université de Bordeaux) : Rapporteur
Martial VAN DER LINDEN (Professeur, Université de Genève) : Rapporteur
Giulio VIDOTTO (Professeur, Université de Padoue) : Examinateur


Résumé :
Objet d'étude: Notre recherche concerne l’éthique des soins prodigués aux personnes âgées institutionnalisées, spécialement les questions de la capacité à consentir  et du traitement involontaire. Notre travail est basé sur la Théorie Fonctionnelle de l'Intégration de l'information de N.H. Anderson (1981).

Méthode: En ce qui concerne l'étude portant sur la capacité à consentir : 98 Hommes de la rue, 21 psychologues, 37 infirmières et 14 médecins ont jugé de la capacité de la personne âgée à faire des choix dans chacun des 50 scénarios proposés, résultants de la combinaison de trois facteurs: "type de Décision", "type de Trouble", et "Soutien social". Pour l'étude portant sur le traitement involontaire : 101 personnes du grand public, 20 psychologues, 20 infirmières et 10 médecins ont jugé de l'acceptabilité du traitement involontaire des 48 scénarii proposés. Ces scénarios sont  de la combinaison de quatre facteurs: "type de Trouble", "Décision du médecin", "Explications données au résident ", "état Cognitif".

Résultats: Pour la première étude, il apparaît que le grand public et les professionnels de santé ont jugé de la même manière la capacité à consentir : le facteur « type de Trouble » a le plus de poids, suivi par le facteur « Soutien social », la variable « type de Décision » n’a pas d’effet. Quatre groupes de répondants se distinguent par les poids qu'ils donnent aux différents facteurs : un groupe juge de manière générale la personne âgée peu capable de consentement, un deuxième est plutôt favorable dans son évaluation, un troisième groupe se positionnerait dans des valeurs moyennes et enfin le dernier groupe, plus affirmé, utilise les extrémités de l’échelle de réponse. Les variables individuelles telles que l’âge, le sexe, le niveau d’éducation et l’expérience n’ont pas d’effet.  Concernant l'étude portant sur le traitement involontaire, il n’y a pas de différence entre le grand public et les professionnels : le facteur le plus influent est « Explications données au résident», suivi par « Décision du médecin ». Les variables « type de Trouble » et « état Cognitif » n’ont pas d’effet. Trois groupes de répondants se distinguent : un premier accorde davantage d’importance à l’autonomie du résident, un deuxième aux informations données, le dernier groupe au fait de traiter la personne. 

Conclusion: L'évaluation de la capacité à consentir et l’acceptabilité du traitement involontaire sont influencées par les facteurs proposés de la même manière pour le grand public et les professionnels de santé. Il apparaît que des groupes de répondants se distinguent en fonction du poids qu’ils accordent aux différents facteurs et de leur position face à ces questions éthiques.

Mots-clefs: Personnes âgées – Institution - Capacité à consentir – Traitement involontaire – Démence – Ethique.



Lieu(x) :
MdR, salle D29

 

Vers page d'accueil de l'Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées

 

 

Unité de Recherche Interdisplinaire Octogone-Lordat EA4156

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