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Soutenance de thèse : Aurélie Lagarrigue "Regroupements des lettres dans l'écriture : origine motrice et linguistique"

le 8 novembre 2011
14h

Jury :
F.-Xavier ALARIO (CR CNRS, Université Aix-Marseille) : rapporteur
Sonia KANDEL (PR, Université Pierre-Mendès-France, Grenoble) : rapporteur
Pierre LARGY (PR, Université Toulouse-Le Mirail)
Jean-Luc NESPOULOUS (PR émérite, Université Toulouse-Le Mirail : directeur
Jean-Luc VELAY (CNRS, INCM Marseille) : co-directeur
Annie VINTER (PR, Université de Bourgogne)

Résumé :
L’écriture est une habileté motrice au service du langage. Ecrire nécessite donc la prise en compte de contraintes motrices (périphériques) et linguistiques (centrales). Dans ce travail, nous nous sommes intéressés aux influences linguistiques qui s’exercent sur la sortie graphique, et à leur impact éventuel sur notre façon d’écrire. En parallèle, nous avons recherché les contraintes motrices qui règlent, localement, l’organisation de la sortie graphique. Ces différents niveaux d’organisation du langage écrit doivent interagir.
Nous avons analysé l’écriture des majuscules chez l’adulte, en examinant les indices temporels et cinématiques de l’intervalle inter-lettres. La 1ere expérience était destinée à mettre en évidence des regroupements syllabiques de lettres dans les mots. Les résultats préliminaires nous ont orientés vers l’étude d’autres contraintes, motrices, d’organisation de l’écriture. Des regroupements de lettres peuvent, en effet, se produire aussi sur la base de critères moteurs. Il pourrait exister une certaine ‘compatibilité motrice’ entre les lettres qui serait susceptible de moduler l’expression des effets linguistiques. Dans l’expérience 2, nous avons mis en évidence une compatibilité subjective entre certaines lettres. Nous avons ensuite proposé des règles d’associations motrices des lettres que nous avons testées dans les expériences 3A et 3B. Au cours de l’expérience 3A, nous avons étendu la compatibilité motrice à d’autres caractères graphiques, tels que les chiffres. Dans l’expérience 3B, nous avons vérifié avec des gauchers que les règles de compatibilité sont dépendantes de la façon d’écrire les lettres et, dans une certaine mesure, de leur fréquence dans la langue.
Ces résultats suggèrent que la direction et l’amplitude du mouvement nécessaires pour enchaîner certaines lettres majuscules peuvent les rendre moins aisées à écrire. D’autres expériences doivent confirmer et préciser ces règles de compatibilité. A l’issue de ces études, nous envisageons les conséquences théoriques de nos résultats sur les modèles de traitement du langage écrit.
 
Mots-clés : Langage, Syllabe, Graphomotricité, Compatibilité motrice, Intervalle inter-lettres

Lieu(x) :
MdR, salle D29

 

Vers page d'accueil de l'Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées

 

 

Unité de Recherche Interdisplinaire Octogone-Lordat EA4156

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