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Soutenance de thèse : Julie Bataille Camus "Substances psychoactives: Politiques et responsabilité de l’Etat. Le point de vue des Français."

le 25 juin 2013
14h

Jury :
Vincent DRU (PR, Université de Paris Ouest Nanterre la Défense) : rapporteur
Félix NETO (PR, Université de Porto) : rapporteur
Eric RAUFASTE (PR, Université de Toulouse 2-Le Mirai) : examinateur
Maria Teresa MUNOZ SASTRE (PR, Université Toulouse 2-Le Mirail) : directrice


Résumé :
La première étude porte sur les conditions de l’acceptabilité des politiques de l’Etat face aux drogues: 225 sujets tout-venant ont jugé du degré d’acceptabilité dans 28 scénarios issus de la combinaison de trois facteurs: campagnes d’information, demande intérieure en drogue, action de l’Etat(du laissez-faire à l’interdiction).
La seconde étude porte sur les conditions de la responsabilité de l’Etat dans le cas d’un décès lié à la consommation de substance: 234 sujets ont jugé du degré de responsabilité dans 80 scénarios issus de la combinaison de cinq facteurs: relation consommation/maladie, temps depuis lequel la nocivité est connue, généralité du risque, consommation, action de l’Etat(du monopole à l’interdiction des ventes).
Nos études s’appuient sur une méthode issue de la théorie fonctionnelle de la cognition (Anderson, 1981).
La première étude permet d’identifier trois clusters: les régulationnistes(42%), en faveur d’une réglementation totale par l’Etat, les radicaux(32%), pour qui aucune des politiques n’est acceptable, les prohibitionnistes(26%), en faveur d’une interdiction totale à condition que des campagnes soient menées. La politique du laissez-faire est jugée par tous comme étant la plus inacceptable.
La seconde étude fait apparaître trois clusters: un plus au centre(44%), un plus à gauche(38%), un plus à droite(17%). Celui de droite a tendance à attribuer moins de responsabilité à l’Etat et est plus sensible aux preuves scientifiques. Un consensus montre que l’Etat se dégage de toute responsabilité seulement s’il interdit totalement les ventes. Dans les autres cas, l'Etat est perçu comme partiellement responsable quand la santé d'un consommateur se détériore.

Mots clefs : politique des drogues, jugement du grand public, substances addictives, responsabilité de l’Etat, Théorie fonctionnelle de la cognition.

Lieu(x) :
MdR, salle D29

 

Vers page d'accueil de l'Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées

 

 

Unité de Recherche Interdisplinaire Octogone-Lordat EA4156

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